Le projet PRIMA-Halosheep (https://halosheep.hub.inrae.fr/) a organisé un séminaire scientifique de sa clôture intitulé « Valorisation des espaces pastoraux riches en halophytes pour un élevage ovin durable ». Cette activité s’est déroulée le 29 octobre 2026, en présence de représentants de l’IRESA et de l’ANPR, de chercheurs de l’ISA-CM, de l’INRAT, de l’IRA-Medenine, de l’ESA-Kef et l’ICARDA et des représentants de l’OEP et de la DGPA. Le projet propose un modèle d’élevage de petits ruminants agroécologique qui valorise la flore halophyte spontanée dans un contexte de changements climatiques. L’intégration des halophytes spontanées dans l’alimentation des petits ruminants offre une stratégie viable pour améliorer la durabilité et la résilience de cet élevage à l’archipel. Les ovins sélectionnent les espèces pâturées pour répondre à leurs besoins nutritionnels tout en évitant les troubles métaboliques causés par les concentrations élevées de minéraux et les composés secondaires. Toutefois, le surpâturage en milieux semi-arides engendre une raréfaction des espèces ayant une valeur fourragère bonne-modérée et favorise l’invasion de mauvaises herbes et la perte de biodiversité. Ainsi, une gestion durable de ces pâturages doit se baser sur une surveillance périodique de la flore spontanée pour prévenir leur dégradation rapide qui peut menacer l’équilibre de ces écosystèmes fragilisés par les changements climatiques, les pressions anthropiques et la salinisation des sols.
L’optimisation de l’utilisation des ressources alimentaires alternatives est une pratique agroécologique centrale au sein de ce projet, visant à réduire la dépendance vis-à-vis des intrants externes. De plus, les composés bioactifs présents dans les halophytes offrent un potentiel de réduction des anthelmintiques et antibiotiques de synthèse, conformément aux principes agroécologiques. La viande qui en résulte se caractérise par une qualité qui répond à la demande des consommateurs pour des produits plus sains et respectueux de l’environnement, valorisant ainsi le système de production. Cette qualité peut être authentifiée par la spectroscopie portable dans le visible et le proche infrarouge. Cette technologie représente un excellent outil d’identification et d’authentification en temps réel des produits Halosheep dans les abattoirs, facilitant la mise en œuvre de programmes d’étiquetage ciblés.
Cette étude peut servir de modèle pour le développement de systèmes d’élevage ovin et caprin agroécologiques, basés sur les halophytes spontanées des zones méditerranéennes, avec des résultats transférables à des environnements similaires. En fin de compte, « Halosheep » représente un modèle d’élevage agroécologique qui minimise les intrants chimiques, valorise les ressources naturelles marginales et améliore la préservation de l’environnement et la qualité de vie des communautés rurales. Les résultats de ce projet soulignent la nécessité de préserver la biodiversité. En proposant une gestion durable du pâturage et des modèles prédictifs pour la dynamique des espèces face aux changements climatiques. De plus, la substitution partielle des aliments importés par le pâturage réduit substantiellement l’empreinte carbone de l’élevage.
En définitive, les résultats du projet de recherche sont en parfaite adéquation avec les priorités de la recherche de l’IRESA ainsi qu’avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.







